Accueil » Découvrir » Nature et Activités » Présentation des Alpilles
Dans le cadre du cycle de Novembre "l'eau en Pays d'Arles, trop et trop peu",
le PNR Alpilles vous propose 2 rendez-vous pour partager
"LA CULTURE DE L'EAU"
- CONFERENCE et débats
Mardi 29 novembre, 18h00
- Eau et toponymie en pays d'Arles par Rémi VENTURE, Médiathèque Roumanille
- D'Arles à Boulbon, une histoire d'eau... et de vin par Danielle JULIEN, conteuse
En 2007, ce territoire unique a été classé Parc Naturel Régional. La vocation du PNR est de mettre en œuvre une politique innovante de développement économique, social et culturel respectueuse de l’environnement pour assurer la protection et le développement durable du territoire.(Accéder au site du PNR Alpilles)
Dans le triangle d’or cerné par la Durance et le Rhône, cœur d’une région dont la diversité des paysages est unique : la Crau, la Camargue et le Comtat, Saint-Rémy de Provence s’étend au pied du massif des Alpilles.
Les Alpilles sont un petit massif calcaire rocheux qui s'étend d'Est en Ouest sur environ 40 km depuis la Durance et sur une dizaine de km de large.
La ville est entourée par des paysages d’une très grande diversité, façonnés par l'homme depuis l'Antiquité. C’est environ 600 ans avant notre ère que les premières tribus se sont installées au fond d’un vallon de la face nord des Alpilles. L’eau y était abondante, la forêt produisait le gibier et le bois. Ce site merveilleux offrait toutes les conditions favorables à l’installation des hommes.
Ce sont les grecs qui ont implanté la culture de l’olivier et de la vigne, en Provence.
Dès l’Antiquité, des carrières de pierre commencèrent à être exploitées au pied des Alpilles. Les romains créèrent autour de Glanum, un réseau d’irrigation qui est encore, en partie, utilisé.
Au Moyen Age, l’assèchement des marais situés au nord de la ville et la construction du canal du Réal permirent d’augmenter considérablement les surfaces cultivables.
La ville de Saint-Rémy s’est alors développé au cours des siècles avec comme principale activité, une agriculture vivrière et l’exploitation des carrières. à partir du 19e siècle le salut économique des Saint-Rémois viendra du commerce de produits agricoles industriels.
La spécialisation agricole a laissé un paysage très marqué par la ruralité, sans industrialisation lourde mais aussi sans extensions urbaines ce qui a largement contribué à faire de la campagne saint-rémoise ce paysage harmonieux qui l'environne aujourd’hui et qui lui vaut d’être si apprécié par les visiteurs du monde entier.
Aujourd'hui, au Sud, au pied des falaises rocheuses, de la forêt et de la garigue des Alpilles, on cultive la vigne et l’olivier.
Dans les 3 autres directions s’étend une riche plaine agricole entrecoupée de haies de cyprès et couverte principalement d’arbres fruitiers, de cultures maraîchères, de champs de céréales et de tournesols. On y pratique aussi l’élevage de brebis et de chevaux.
Le pied des Alpilles ne bénéficie pas de l’eau des canaux, là se trouve la plupart des domaines viticoles et des champs d’oliviers. Les vignobles sont bio et de nombreuses cuvées sont classées en A.O.C. «Les Baux de Provence».
En 1956 une terrible période de gel a entraîné la disparition de tous les oliviers de la région. Certains arbres ont repoussés à partir des souches et, depuis quelques années, on en a beaucoup planté, ce qui a permis la création d’un nouveau moulin à huile à Saint-Rémy.
Ces terres sont dominées par les falaises calcaires, la garrigue aromatique et les forêts de pins d’Alep et de chênes verts qui constituent les riches espaces naturels des Alpilles. Du haut des Alpilles, la vue de Saint-Rémy nichée au pied du massif est inoubliable. La beauté de ces paysages, la richesse de la faune et de la flore ont justifié des mesures de protection (zone rouge, arrêtés de protection du biotope).
Ici la faune est discrète; son intérêt réside surtout en la présence de quelques espèces emblématiques et rares :
L’Aigle de Bonelli, avec 4 couples nicheurs, c’est la plus forte concentration de France qui en compte moins de 30 couples en tout et pour tout. Il s'y trouve aussi quelques vautours percnoptère.
Le Hibou Grand Duc, le plus gros rapace nocturne du monde, avec une cinquantaine de paires, forme ici sa plus belle population en Europe.
De nombreux autres oiseaux tels la chouette effraie ou la chouette hulotte, plus communes, ou encore le Circaète Jean-le-blanc, le bruant ortolan, les fauvettes (pitchou, orphée, à tête noire ou à lunettes), les perdrix ou le pipit rousseline, y ont aussi établi leur camp de base.
On note la présence de colonies comptant plusieurs dizaines de milliers d’individus de chiroptères (chauves-souris) malheureusement en régression, parmi lesquelles on trouve 19 espèces, sur les 26 espèces européennes recensées.
Enfin, les Alpilles abritent également le plus gros lézard et le plus grand serpent d’Europe : le Lézard ocellé qui dépasse parfois les 50 centimètres et la Couleuvre de Montpellier, totalement inoffensive, qui peut atteindre les 2 mètres !
Ces espèces phares ne doivent pas masquer la présence des 101 autres vertébrés protégés (mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons) et des sangliers, lapins, et petits rongeurs, sans oublier les insectes, scorpions et autres scolopendres, répertoriés dans le précieux massif.
En bas des pentes, se trouve la forêt principalement composée de feuillus : chêne vert, chêne pubescent, érable, robinier, peuplier blanc… et de pinèdes. On y voit de nombreuses variétés de résineux : pin d’Alep, pin laricio, cèdre, cyprès…
Au dessus, la garrigue est formée de buissons épineux : chêne kermès, romarin, ciste, genévrier…
On trouve enfin la pelouse à brachypode, particulièrement protégée, formée de petites plantes courtes : thym, lavande, asphodèles, iris… qui forment un magnifique tapis fleuri au printemps. Ces plantes sont importantes pour maintenir un sol d'humus sur la roche calcaire. Il est donc utile d'apprendre à les connaître et surtout de ne pas arracher les plants, et de prendre conscience qu'il faut éviter de prélever des fleurs ou des espèces végétales inconnues, certaines étant très rares.